Tout l'été les festivals se sont succédés, nuits blanches de Tibériade, musique classique à Kfar Blum, violon au kibboutz Eilon...
Israéliens et touristes ont afflué.
Le Ministre Sylvan Shalom a inauguré la soirée d'ouverture, le ministre des transports Israel Katz celle de cloture. Les écoles de danse de tout le pays se sont succédé sur la scène de l'amphithéatre, tandis qu'un peu partout dans la ville, des troupes de ballets venus du monde entier, se produisaient.
Le festival traditionnel de musique klezmer de Tsfat ( Safed), s'est deroulé du 10 au 12 août. Là aussi, la foule était au rendez-vous.
Des musiciens se produisaient sur des scènes, mais aussi à tous les coins de rue, pendant qu'une foule diversifiée, qui comptait beaucoup de juifs pratiquants, se promenait dans les rues et ruelles de la vieille ville, où, comme à Carmiel, stands de nourriture, et stands de jouets et d'artisanat les attendaient..
Le Centre culturel français CCF de Haifa propose des invitations pour des films du festival du film français qui va s'ouvrir à la cinémathèque de Haifa la semaine prochaine.
Pour les films suivants :
- Le 14/6/2010 L'Arnacoeur -
- Le 15/6/2010 Comme les 5 doigts de la main -
- Le 16/6/2010 Le Petit Nicolas -
Ainsi que le 20 juin 2010 pour le film "RAPT" - Salle Rappaport à 21h30 - qui n'est pas dans l'invitation.
Il est impératif de retirer les coupons d'entrée au Secrétariat du CCF
Pour le film l’Arnacoeur du 14 juin 2010, les inscriptions doivent se faire avant le vendredi 11 juin 2010 à 12h00 au CCF : 04 – 831 23 33.
Dans le cadre du développement du tourisme dans les villages druzes et tcherkesses, un festival "Kfar bikartem" est organisé du 19 au 22 mai dans trois villages druzes : Beit Djan , (route 864 sur le Mont Méron, a une altitude de 1000 mètres environ), Horfeish, sur la portion de la route 89 menant de Maalot à Tsfat (Safed), et Pékiin, route 864, dont on a déjà parlé plusieurs fois dans ce site, cliquez ici.
Pendant ces quelques jours, ces villages s'organisent au mieux pour accueillir les visiteurs et leur faire connaître leur culture. On pourra ainsi choisir entre des visites guidées des villages, à pied, ou pour les enfants en carrioles trainées par des tracteurs ou chevaux, arrêts aux points de vue, sites archéologiques, curiosités naturelles. Des ateliers de préparation des mets traditionnels ont été créés, des démonstrations de pression d'huile d'olive à l'ancienne ont lieu, les petits musées des villages sont ouverts, les artistes exposent leurs créations et les femmes exposent aussi leur artisanat traditionnel.
Plus de renseignements pratiques pour Beit Djan ici, pour Pekiin ici et pour Horfeish ici.
Une occasion pour ceux qui ne connaissent pas, de découvrir une culture ainsi que des personnes accueillantes, de poser aussi des questions- pour lesquelles ils n'auront pas toujours une réponse- sur leur religion ésoterique.
Le journal Yediot Akharonot, dans son supplément du shabat du 9 avril 2010, consacre un article à une Israélienne jusque là inconnue, Keren Ben Raphael.
Qui est donc Keren ? Une étudiante en art cinematographique, qui est venue en France suivre les cours d'une école de cinéma parisienne prestigieuse, la Fémis. Pour son travail de fin d'études, elle a réalisé un court-metrage qui s'appelle "Presque normal".
C'est l'histoire d'un petit garçon qui est né le même jour (six ans après) où est tombé lors d'une guerre le premier mari de sa mère. Chaque année, ce jour- là, il va avec sa famille à une comémoration au cimetière, et il rêve d'avoir ce jour-là, un anniversaire "normal". Le jour de ses 12 ans, il confectionne lui-même en secret un gâteau au chocolat, fait appel à un animateur pour organiser un spectacle et cache un faux bouquet de fleurs qui joue l'air de "Joyeux anniversaire'. Après la cérémonie habituelle au cimetière, la famille se réunit dans un jardin, et Shaï, le petit garçon, exécute son projet de fête, à la grande colère de sa mère et de son grand-père, alors que son père se montre plus compréhensif.
Eh bien, où est le problème, me direz-vous ? Il s'agit d'un court métrage intimiste, qui se passe au sein d'une famille, au sujet très israélien de mélange de joie et de peine liée aux disparus dans les guerres.
Ce film a été sélectionné avec 5 autres courts-métrages, pour participer au festival du film "Rencontres de l'image" qui doit se dérouler au Caire. Dès qu'il a su qu'une Israélienne -ô horreur- était réalisatrice d'un des films présentés, un membre du jury a démissionné, suivi par deux autres, suivis par des tas de réalisateurs egyptiens outrés à l'idée d'une "normalisation" possible avec Israël - Comique si l'on pense que le film s'appelle "Presque normal".
La position de la France a été floue dans un premier temps, acceptant que le film soit retiré de la sélection et présenté à part. mais, devant le refus des Egyptiens, la position de la France est devenue plus ferme, grâce au soutien du ministre Bernard Kouchner, et le court-métrage israélien est revenu dans la sélection. Le festival aura-t-il lieu ? On est près de l'incident diplomatique entre la France et l'Egypte, pour un court-metrage de 25 minutes que les Egyptiens anti-israeliens ne se sont même pas donnes la peine de voir.
Bref, une affaire pitoyable, qui montre l'incapacité des pays arabes d'accepter un pays non arabe et non musulman dans la région, malgré une paix dûment signée avec l'Egypte et le Sinaï rendu. Ceux qui font l'apartheid , ceux qui boycottent, ceux qui sont racistes, c'est eux !

Le festival d'Akko s'est déroulé au début du mois d'octobre et nous en avons parlé dans le blog ici.
Théatre de rue, défilés, musiciens, étaient a l'honneur. En dehors de ces spectacles gratuits qui attiraient les foules, il y avait aussi des pièces de théâtre en salle qui étaient en compétition. La pièce "Milot mafteah", qui attaquait les habitants des implantations a reçu le deuxième prix et une somme de 10 000 shekels. Quand un des créateurs de la pièce, Eldar Galor est monté sur le podium recevoir le prix, il a lu un discours anti-israélien où il disait,entre autres, "Je ne crois plus au sionisme et je ne veux plus faire partie de cet état fasciste".
Le public a crié sa colère. Un homme est monté sur la scène et a crié que l'Etat d'Israël finançait un festival qui donnait des prix à des gens qui délègitimaient cet Etat en public.
Un députe du Licoud, Dani Danon s'est adressé au ministre de l'Education et de la culture et lui a demandé de créer une commission sur le festival d'Akko.
A vrai dire, cette histoire n'a rien d'exceptionnel. De nombreux artistes israéliens, cinéastes, peintres, écrivains, et autres, se livrent a de violentes diatribes visant à diaboliser leur propre pays. Non seulement ils continuent leur travail en toute tranquillité, mais ils reçoivent en plus des aides financières de l'Etat d'Israël.
D'autres créateurs reçoivent des subventions de pays européens. En contrepartie de ces subventions, ils se doivent d'avoir une vision "critique" de la situation politique.