Construction et développement

La Galilee a vaincu Eilat

D’après un article de Yediot Akharonot d'Oshrat Nagar

Cet article est consacré au tourisme intérieur : ou les Israéliens passent-ils leurs vacances quand ils ne vont pas en "houtz laaretz (= a l’étranger) ?

Selon un sondage, 44 % des personnes interrogées préfèrent la Galilée, 18% Eilat, 11% le Néguev, et 6% Jérusalem.

Jusqu’à présent, les Israéliens, quand ils répondaient a un sondage sur leur préférences en matière de vacances, optaient pour Eilat. Il s'agit donc d'un changement radical.

 Ce sondage avait été réalisé en vue de la conférence sur la Galilée qui a eu lieu a la fin du mois de mars a Nahariyah. Il a été commande par le ministère du développement du Néguev et de la Galilée, et 512 personnes y ont participe.

La Galilée obtient la préférence dans tous les secteurs de la population : hommes, femmes, religieux, laïcs. Les habitants de Galilée eux-mêmes préfèrent passer leurs congés dans leur région et ne pas changer d'air. En deuxième position, ils vont a Jérusalem.

Selon la présidente d'une association de  tourisme "Eretz Hagalil", le changement est notable depuis deux ans. Des sociétés organisent des séjours pour leurs employés en Galilée. Les hôtels agrandissent leur capacité.

Les raisons invoquées sont d'ordre sécuritaire en partie : pour l'instant, le Nord est calme - merci les Iraniens, qui ont demande au Hezbollah de ne pas nous attaquer pour l'instant- et d'autre part, la Galilée permet de nombreuses activités. Il y a une amélioration notable des choix proposes et de la qualité du service rendu aux touristes. Le ministre du développement du Néguev et de la Galilée, Sylvain Shalom, a fait part de sa satisfaction.

Y a de l'électricité dans l'air

D'après un article de "Israel hayom" du vendredi 8 juillet 2011.

Bientôt ,les premières voitures complètement électriques vont apparaître en Israël. Plein de bonnes choses nous attendent : moins de pollution dans des villes comme Tel-Aviv,  des voitures moins bruyantes, et qui ne contribueront plus au réchauffement climatique, moins de dépendance envers les pays producteurs de pétrole... 

Alors, tout baigne ? Pas tout à fait...

Les importateurs de voitures en Israël se préparent à une bataille contre le monopole de "Better place". Selon eux, l'Etat d'Israël a préféré le système de "Better place'' de Shai Agassi et de la famille Ofer, avec de bornes pour charger la batterie de la voiture ou la remplacer, aux autres systemes, qui permettent de mettre la voiture en charge à la maison, sur une simple prise domestique.

Le consommateur israélien sera lésé, selon les importateurs de voitures hybrides (électriques et à essence).

La transformation du marché ne se fera pas tout de suite, et les stations d'essence ne vont pas fermer du jour au lendemain, mais on estime que dans les 20 ans à venir, une grande partie des véhicules en service seront électriques ou hybrides.

Better place

L'Etat d'Israël a donné son accord aux voitures électriques, sous réserve que cela se fasse par l'intermédiaire d'un réseau avec des bornes de charge. Une autorisation spéciale est nécessaire pour délivrer ce service. De grandes marques de voitures, comme Toyota et Chevrolet , Nissan, Mitsoubitchi, Citroen, qui veulent importer en Israël des voitures hybrides, s'élèvent contre Better place et la Renault Fluence électrique.

Trois ministères s'occupent de ce dossier :celui des transports, celui des projets et celui des finances et la coordination ne semble pas parfaite...

La Renault Fluence électrique recevra un traitement privilégié, disent les importateurs de voitures hybrides, elle ne sera taxée que de 10 pour cent, et son prix  sera plus attractif pour le consommateur que celui des hybrides, taxées à 30 pour cent. Mais le consommateur  y perdra à l'usage, car l'électricité coutera 70 agorot au kilomètre dans les bornes de chargement, contre 8 agorot au kilomètre si on charge à la maison. Les marques concurrentes de Renault Fluence ont peur que le consommateur ne soit découragé d'acheter des voitures électriques chères à l'achat et à l'énergie chère.

La Toyota Prius plug-in est une voiture hybride qui propose une charge pleine de batterie de deux chekels pour 25 kilomètres, à une vitesse de 100 kilomètres heure, la Renault Fluence ne peut concurrencer ces prix.

D'autre part, le problème de l'autonomie des voitures électriques, entre recharge et changement de batterie  n'est pas résolu complètement, ce qui en fait plus des voitures de ville, que des véhicules adaptés aux longs trajets. La Renault Fluence annonce une autonomie de 160 km et la Mitsoubichi MI EV une autonomie de 120 km, chiffres à verifier en pratique. Les vélos électriques en service à Tel-Aviv  n'ont pas beaucoup d'autonomie, malgre les promesses...Les hybrides permettent de compenser par leur moteur à essence, le manque d'autonomie de la batterie électrique.

A Better place, on refute les accusations de monopole, et on se déclare prêt à accepter les décisions des autorités sur le chargement des batteries. Dans les ministères, on insiste sur des prises securisées et repondant à des normes pour charger les batteries des autos électriques.

Une technique pas tout à fait au point donc, et dont nous attendons beaucoup...

Les salaires en Israël

D'après le Jerusalem Post en anglais du 7 juin 2011 et Globes, qui citent le Bureau central des statistiques, le salaire moyen au mois de mars 2011 s'est élevé à  8 966 shekels pour 2 984 000 salariés.

Les employés les mieux payés travaillent dans les secteurs de l'eau et de l'electricité Electricien  avec un salaire brut moyen de 22 855 shekels Sourire.

Puis viennent les employés du secteur financier, TRADER avec une moyenne brute de 19 354 shekels.

Le salaire moyen brut dans l'industrie est de 13 045 sh. ouvrier

et celui du secteur public est de 12 584 sh., tout ça au mois de mars toujours. fonctionnaires

Les employés et infirmières du secteur de santé ont gagné en moyenne 9 967 shekels en mars, services de sante

tandis que ceux qui travaillent dans les hôtels et la restauration employe restauration n'ont gagné que ...4166 shekels. En pleurs

Bon, vous avez compris où il faut travailler  et ou il vaut mieux ne pas travailler?

Si vous prenez le train

pertubations dans trains

A la suite de l'incendie qui s'est déclaré dans un train, heureusement sans faire de victimes, la société des chemins de fer israéliens a décidé de procéder à une vérification de tous les wagons. Ceux du même modèle que ceux qui ont pris feu seront retirés. Cela amènera à des suppressions momentanées de lignes, certaines gares ne seront pas desservies, Hod Hasharon, Petah Tikva, Rosh Ayin, Bne Brak, Rishon Letsion, Ramleh, Beit-Shemesh,Jerusalem, Dimonah. Tout cela à partir du 2 janvier et jusqu'à nouvelle ordre.

Les lignes Nahariyah-Beer Sheva  et Nahariyah- Aeroport Ben Gourion ne seront pas touchées, mais la ligne Kiryat Motskin-Haifa Hof Hacarmel ne sera pas en service.

Donc, avant tout voyage en train, il convient de bien se renseigner  !

Y a du gaz dans l'eau et de l'eau dans le gaz

Des compagnies font des recherches depuis plusieurs années au large des cotes israéliennes pour trouver du gaz naturel. Les firmes responsables du forage sont Nobel Energie,Delek Energuia et Ratchio. Du gaz naturel a été trouvé au large d'Aschkelon et au large de Haifa par le forage "Tamar".

Les dernières nouvelles en juin ont déclenché une vague d'enthousiame à travers le pays. Selon le journal Yediot Akharonot du 24 juin, il n'y aurait pas seulement du gaz en grandes proportions, mais peut-être aussi du pétrole, d'après certains signes. Le forage "Leviathan" au large de Haifa, a découvert du gaz naturel à une profondeur de 4500 à 5500 mètres au-dessous du niveau de la mer. Selon Itshak Tchouva, dirigeant de "delek', il y aurait 43 milliards de mètres cubes de gaz, de quoi assurer l'indépendance d'Israël et d'en faire même un fournisseur d'énergie pour l'Europe.

 Le pétrole, quant à lui,  se situerait a au moins -7000 mètres, et les firmes veulent tout de suite creuser plus profondément pour le rechercher.

Evidement, ce genre de découvertes suscite bien des convoitises et des oppositions. C'est ainsi qu'une proposition de loi a été déposée afin d'augmenter de façon drastique les taxes que l'Etat prélevera sur le gaz.

Un petit film d'animation montre le mécontentement du public face aux bénéfices que vont faire les barons du gaz.

Les écologistes et les riverains s'inquiètent à juste titre pour les dommages qui pourront être causés au bord de mer avec des constructions d'usine.

Enfin, et mieux vaut en rire qu'en pleurer, les Libanais se réveillent, et un journal libanais accuse Israël de pomper dans les eaux territoriales du Liban. Eux aussi veulent une part du gâteau. Le comique réside dans le fait que dans l'article, le journaliste ne prononce pas le mot d'Israël, mais parle de la frontière entre le Liban et la Palestine. Comment peut-on réclamer quelque chose à un pays que l'on ne reconnait pas ?

Et que dira la Russie face à l'émergence d'un concurrent pour la fourniture de gaz aux autres pays ? L'histoire n'est pas finie...