Savta Djamila, l'histoire d'une reussite

Savta djemila  

Savta Djamila et ses savons

D’après un article du journal Yediot Akharonot, supplément "finances" de 9/4/15

L'histoire de Djamila Hir, une femme de la communauté druze âgée maintenant de 73 ans, est l'histoire d'une réussite économique, rare dans ce milieu pour une femme. Elle possède maintenant une entreprise de renommée internationale. Récemment elle a racheté pour 20 millions de shekels, l'usine en Hollande qui était chargée de la diffusion de ses produits cosmétiques.

 

Une video diffusée dans les pays d'Extreme-Orient

Voici un résumé de son parcours, tel qu'elle l'a raconté à la journaliste qui l'a interviewée, en présence de son fils Fouad:

Djamila est née à Peki'in, un village en majorité druze de Galilée, dans un milieu de paysans pauvres.A 18 ans, elle est mariée et mère d'un enfant, quand le camion d'un marchand de glace  passe dans le village. Elle a envie d'une glace, mais est trop pauvre pour avoir les quelques sous nécessaires pour se l'offrir. Son mari et elle décident de partir travailler dans un moshav du sud du pays, près de Ramlé afin d'économiser et  pouvoir construire leur propre maison à leur retour.Ils travaillent dans une usine d'emballage des oranges, accumulant plusieurs jobs, tandis que leurs enfants sont scolarisés dans l'école du moshav (village juif coopératif).

A leur retour, 12 ans plus tard, ils se font construire leur maison à Peki'in.Djemila, maintenant mère de 5 enfants, ouvre d'abord un restaurant de houmous, puis se lance dans la production artisanale de savons, qu'elle fabrique dans une grande casserole sur le toit de sa maison. Elle se sert, pour cela, de l'expérience acquise auprès de sa propre mère, une guérisseuse qui soignait par les plantes. Elle introduit des plantes dans ses mélanges et vend d'abord en Israël, de façon confidentielle, par la poste ses savons enveloppés de papier journal. Elle sollicite l'aide de l'industriel Stef Wertheimer, qui la conseille et l'aide à installer son atelier de production dans le centre industriel de Tefen, qu'il a fondé.

C'est son fils Fouad, qui va donner un essor international à l'entreprise familiale. Après plusieurs années passées à l'étranger dans le cadre de l'armée, il essaie une première fois de développer l'affaire, mais la fin des accords d'Oslo freine l'extension dans les pays arabes. Depuis 7 ans, il s'est dirigé vers l'exportation dans des pays européens et dans les pays asiatiques.  L'entreprise familiale occupe 3 des enfants de Savta -grand-mère- Djemila, qui s'est retirée maintenant de la direction, et emploie 35 personnes. A la production travaillent seulement des femmes, selon le souhait de Savta Djemila, qui est une pionnière du travail des femmes dans la communauté druze. Elle signale que sa fille a été la première femme à passer le permis de conduire dans le village, et une des premières Druzes à obtenir le bac.

Fouad, le fils, rêve toujours d'ouvrir une usine d'emballage à Ramallah et  d'exporter dans les pays arabes.

En attendant, il est difficile en Israël même de trouver les savons de Savta Djemila en dehors de Peki'in ou de Tefen, car les prix en sont trop élevés pour le consommateur israélien moyen!

En Israel meme

savons Tefen Pekiin

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