Histoire et archéologie

Archeologie : Une bande dessinee en mosaique à Houkok

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L'Autorité des Antiquités en Israël, en association avec l’Université de Caroline du Nord aux USA, et sous la direction de l’archéologue américaine Jodi Magness mènent depuis 5 ans une campagne de fouille en été sur le site de la synagogue antique de Houkok en basse Galilée, non loin du lac de Tibériade. Près de l'actuel kibboutz de Houkok, se trouvait un village qui était prospère à l'époque byzantine. Après la destruction du second Temple, des juifs avaient quitté la Judée pour la Galilée où on trouve nombre de synagogues antiques. Celle-ci est datée du Veme siècle de notre ère. 

Ce qui fait la particularité des ruines de cette synagogue, ce sont les nombreux morceaux de mosaïque découverts à chaque fouille, et qui recouvraient le sol de l'édifice. On trouve ainsi des scènes de la Bible : Samson et des renards, Samson entre les deux colonnes du palais de Gaza, et plus récemment, la traversée de la mer Rouge, où l'on voit -image ci-dessus- un poisson mangeant un soldat égyptien. Une scène de l'Arche de Noé vient d’être aussi trouvée récemment.

Ce qui est encore plus rare, un morceau de mosaïque montre des personnages et des éléphants, et l’archéologue Jodi Magness pense qu'il s'agit d'une représentation d'Alexandre le Conquérant et de ses éléphants, lors de sa rencontre avec le Grand prêtre. Voir ci-dessus le dessin de l’elephant. Or cette anecdote ne figure pas dans la Bible, mais est racontée dans la tradition juive.

Autres morceaux de mosaïque :

Hokok alexandreHokk fresque 

Cette richesse picturale est exceptionnelle dans les synagogues et peut se comparer aux fresques trouvées a Doura Europos en Syrie.

Hokok homme et cheval 

 

Des lycéens découvrent une amulette égyptienne vieille de 3300 ans

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D'après le site local

Des élèves de seconde du lycée ORT de Kiryat Bialik ont fait une découverte : une amulette égyptienne en forme de scarabée.

L’Autorité des antiquités mène actuellement des fouilles à Tsipori, préalablement au percement d'une route. 350 lycéens de Kiryat Bialik, dans le cadre d'un programme destiné à leur faire connaitre leur environnement participent à 6 chantiers de fouille en Galilée : Tamra, Migdal Haemek. Tsipori, Chlomi, Sandla et Yokneam. Les périodes concernées vont du Chalcolithique, vers 4500 avant notre ère, jusqu’à la période ottomane, au début du 20ème siècle.

Selon le directeur des fouilles, ces scarabées se trouvent généralement dans des tombeaux, et celui-ci est d'une période plus récente que celle examinée dans ces fouilles, et on ne sait comment il est arrivé là. Selon une conservatrice des antiquités égyptiennes au musée d’Israël, le scarabée date de la période ramsèsienne,de la dix-neuvième dynastie, âge d'or de l'Egypte des pharaons. Elle ajoute que les scarabées n’étaient pas seulement dans les tombeaux, mais se portaient  aussi montés sur des bagues.

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les lycéennes qui ont trouve l'amulette.

Ouri découvre une statuette vieille de 3400 ans

Statuette beit shean 

D'après le site de l'Autorité des Antiquités

 

Le petit Ouri, un enfant de 7 ans, a fait une trouvaille archéologique. En promenade avec des enfants et le père d'un des enfants il a grimpé sur le Tel Rehov, un site archéologique près de Beit Shean , et a trouvé une pierre. Il a discerné une figure recouverte de boue sur la pierre, et l'a rapportée à ses parents. Frottée, la pierre a laissé voir une silhouette de femme nue. L'objet est en céramique, réalisé en coulant de l'argile dans un moule.

Les parents ont donné la statuette à l'Autorité des Antiquités. Selon le professeur Mazar, il s'agit d'une figurine représentative de la culture cananéenne du 13-15ème siècle avant notre ère. Pour certains, elle représente une femme, pour d'autres archéologues, il s'agit de la représentation de la déesse de la fertilité Astarté. Tel Rehov était alors sous la domination des pharaons égyptiens.

Des représentants de l’Autorité des Antiquités sont venus dans la classe d'Ouri pour lui décerner un certificat et raconter aux enfants l'histoire de la statuette.

Découverte d'un sceau égyptien prés de Karnei Hittim

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D'après les sites Tel Avivre et local.

Un randonneur a trouvé un sceau vieux de 3500 ans sur le mont Karnei Hittin en Basse Galilée.

Le mont des cornes de Hattin est un volcan éteint avec deux pics qui ressemblent à des cornes, d'où le nom. Le site est célèbre pour la  la bataille de Hattin en 1187, où Saladin, dirigeant  de la dynastie ayyoubide de Damas, a défait les armées chrétiennes des Croisés, et ainsi amené à la fin du royaume croisé. Auparavant, au cours de l'âge du bronze, il y avait une forteresse sur la mont, apparemment détruite au 13ème siècle avant J.C.

Un résident du village proche de Kfar Hittin, a trouvé une pierre blanche qui était visible au milieu des pierres de basalte. Il a reconnu une pierre sculptée en forme de scarabée et il l'a rapportée et a demande à l’autorité des Antiquités de l'identifier. Le professeur Ben Tor, spécialiste d'histoire égyptienne au musée de Tel-Aviv, a déclaré que le scarabée représentait et était au nom de Toutmosis III, un pharaon qui a régné autour de l'an 1500 avant notre ère, et a mené de nombreuses guerres de conquêtes contre le pays de Canaan. L'une des batailles les plus célèbres etant celle de Méguido.

Bien que le sceau n'ait pas été découvert lors de fouilles archéolgiques, le professeur Ben Tor pense qu'on peut le relier à la période d'existence de la forteresse.

 

Découverte des ruines d'une forteresse a Nahariya

Nahariyah forteresse  

D'après Israel Antiquities Authority

Les travaux en vue de la construction d'une tour à Nahariyah dans la rue Balfour ont amené à la découverte des ruines d'une ancienne forteresse d’époque cananéenne, vieille de 3400 ans. Avec l'accord de la société Kokhav qui préside à la construction de cet immeuble d'habitation, il a été décidé que les restes seront préservés et exposés au public au sous-sol de la tour.

Les fouilles ont été menées par l’Autorité des Antiquités, et des élèves d'un lycée de Nahariya y ont participé.

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Selon les archéologues, la forteresse était un centre administratif et à côté était un port d'où partaient les marins qui naviguaient le long de la côte méditerranéenne. Dans les ruines de nombreux objets ont été trouvés, des statues d'argile d'humains et d'animaux, des armes de bronze, des morceaux de poterie qui portent témoignages de relations importantes culturelles et commerciales avec Chypre et d'autres ports méditerranéens. La forteresse a été détruite pas moins de quatre fois par le feu, et dans les couches superposées on a découvert des graines de céréales, de légumineuses et des pépins de raisins, qui étaient inclus dans le commerce maritime.