De l'hôpital de Nahariyah, les média locaux ne cessent depuis plusieurs mois de nous transmettre des informations alarmistes, selon lesquelles l'hôpital serait bientôt en cessation de paiement, et qu'il n'a plus les moyens de payer les fournisseurs.
Pour l'hebdomadaire 'Tsafon 1' du 18 juin 2010, il y aurait un déficit de 20 millions de shekels, et le directeur de l'hôpital, le docteur Baroum, s'est adressé au ministère de la santé pour recevoir une aide.Et pour "Yédiot hatsafon" du 30 juillet, l'hôpital est en retard de paiement de ses impôts locaux depuis plusieurs mois.
Passons à des nouvelles plus agréables : la ville de Nahariyah fete cette année 75 ans d'existence. Elle a été fondée par des juifs allemands qui fuyaient le nazisme. Aujourd'hui la composition de la ville a bien changé, et on y entend plus souvent le russe, l'arabe ou le français que l'allemand.
Pour fêter cet anniversaire, la ville a eu l'idée de financer le mariage de 4 couples disposant de peu de moyens. Robe de mariée, coiffure, maquillage, salle, invités, repas...tout a été prévu, et la semaine dernière, les nouveaux époux ont célébré leur mariage au Carlton.
Pour ceux qui ont des dons artistiques, une possibilité de s'exprimer leur est offerte en décorant les pingouins situés à la façade du célèbre restaurant le Pingouin, fondé en 1940 et situé dans la rue principale de la ville. C'est ainsi que le propriétaire a décidé de fêter les 70 ans du restaurant.
Pour une fois, deux journaux du nord, Tsafon1 et Yediot hatsafon, ont consacré leur première page à Akko (Saint Jean d'Acre) pour leur édition du11 juin. Mais le plus étonnant, c'est qu'ils ne disent pas la même chose !
Tsafon1 met l'accent sur la modernisation de la ville et son développement. Oubliez Ramat Hasharon (banlieue bourgeoise de Tel-Aviv), dit-il, Akko, c'est plus beau ! Le maire vient d'inaugurer dans le quartier est, des courts de tennis, le centre de tennis le plus grand de tout le nord du pays, qui ont coûté 18 millions de shekels, dont la majorité provient de dons. L'inauguration a eu lieu en présence de la championne de tennis israélienne Shahar Peer et de ...Ofri Lancri, propre fille du maire, et championne d'Israël pour la jeunesse il y a un an.

Yediot Hatsafon, préfère, encore une fois, mettre l'accent sur les possibilités de conflits interethniques, en signalant qu'une enquête a été menée par la commission chargée de l'ouverture des magasins le samedi. Il s'avère que dans les rues commerçantes du centre de la ville, le nombre d'habitants arabes est en augmentation, et qu'en conséquence, ils peuvent demander l'ouverture des magasins le samedi dans ces rues. Cependant, le rapport démographique entre juifs et arabes reste le même au niveau de toute la ville. De plus, la ville, au lieu de perdre des habitants comme il y a quelques années, enregistre maintenant un solde positif, signe qu'elle est redevenue attractive.
Dans le cadre du développement du tourisme dans les villages druzes et tcherkesses, un festival "Kfar bikartem" est organisé du 19 au 22 mai dans trois villages druzes : Beit Djan , (route 864 sur le Mont Méron, a une altitude de 1000 mètres environ), Horfeish, sur la portion de la route 89 menant de Maalot à Tsfat (Safed), et Pékiin, route 864, dont on a déjà parlé plusieurs fois dans ce site, cliquez ici.
Pendant ces quelques jours, ces villages s'organisent au mieux pour accueillir les visiteurs et leur faire connaître leur culture. On pourra ainsi choisir entre des visites guidées des villages, à pied, ou pour les enfants en carrioles trainées par des tracteurs ou chevaux, arrêts aux points de vue, sites archéologiques, curiosités naturelles. Des ateliers de préparation des mets traditionnels ont été créés, des démonstrations de pression d'huile d'olive à l'ancienne ont lieu, les petits musées des villages sont ouverts, les artistes exposent leurs créations et les femmes exposent aussi leur artisanat traditionnel.
Plus de renseignements pratiques pour Beit Djan ici, pour Pekiin ici et pour Horfeish ici.
Une occasion pour ceux qui ne connaissent pas, de découvrir une culture ainsi que des personnes accueillantes, de poser aussi des questions- pour lesquelles ils n'auront pas toujours une réponse- sur leur religion ésoterique.
A Maalot, rien de nouveau sous le soleil.
Nous avions déjà consacré un billet "Du rifififi à Maalot " sur les oppositions que rencontre le maire de Maalot, Schlomoh Bohbot, tant dans sa gestion municipale que dans son poste à la direction de l'organisation des maires.
Le journal Yediot Akharonot récidive dans son supplément 7 yamim du 5 mars et consacre pas moins de 6 pages aux actions "peu claires" qui sont censées s'être déroulées dans l'entourage du maire.
Pour résumer cet article, nous dirons que c'est l'esprit de famille qui règne à Maalot.... Quoi de repréhensible à tout cela ? Qui ne rêve d'un mari attentionné, d'un papa gâteau, d'un beau-père aux petits soins, d'un frère ou beau-frère qui ne vous oublie pas une fois qu'il a reussi ? Que de mauvaises langues !