politique générale

Il y a 10 ans : la deuxième guerre du Liban

Il y a dix ans, le 12 juillet 2006, commençait ce qu'on appellera plus tard la deuxième guerre du Liban, et elle durera 34 jours, jusqu'au 14 août. Elle coûtera la vie a 119 soldats et 44 civils, et 4000 roquettes seront tirées par le Hezbollah sur le nord d’Israël. Commencée par l’enlèvement de deux soldats israéliens, vue au départ comme une action de courte durée en Israël, elle dégénère vite avec le bombardement par la milice chiite du Hezbollah, alliée de l'Iran, de villes israéliennes dans le nord du pays. Des civils partent vers le sud, les autres se terrent dans les abris. Le Hamas, admiratif, imitera plus tard dans la bande de Gaza en lançant des roquettes sur les localités juives autour de la bande de Gaza.

La tactique de l’armée est dans un premier temps, de bombarder intensivement les positions du Hezbollah, puis l’armée optera pour une action terrestre qui comportera des moments difficiles. Sous la pression internationale, la guerre se termine par un cessez le feu et la déclaration 1701, qui stipule que le Hezbollah n'introduira pas d'armes au sud Liban. Depuis, le Hezbollah s'est massivement réarmé, mais est heureusement occupé en Syrie pour l'instant.

Les corps des deux soldats enlevés seront restitués en 2008, dans le cadre d'un échange.

Les responsables militaires et civils : premier ministre, chef d’état-major, ministre de la défense sortent décriés de cette guerre.

Pour les commémorations du dixième anniversaire, les médias reviennent sur cette guerre, les leçons qu'on peut en tirer, et si ces leçons ont été appliquées. Ce que le public a gardé en mémoire, c'est l’impréparation de l’armée, que ce soit le manque de renseignements sur les forces du Hezbollah, ou le manque de matériel des réservistes, ou les clashs dans la chaîne de commandement, ainsi que  la communication excessive aux médias des mouvements de l’armée.

Les médias reviennent aussi sur les résultats : positifs ou négatifs ? Positifs selon les uns, qui disent que la frontière avec le Liban n'a jamais été aussi calme, négatifs selon les autres, qui affirment que le Hezbollah s'est renforcé après sa prétendue "victoire". Ce n’était pas une victoire, mais le fait qu'une milice comme le Hezbollah ait pu tenir tête un mois à une armée comme l’armée israélienne, a été vu comme une victoire dans le monde arabe.

Y aura-t-il une troisième guerre du Liban ? Et a quoi ressemblera-t-elle ? Pour cela un article de I24 apporte quelques indices,à prendre avec précaution, quand on connait la propension des 'experts" a se tromper.

L'affaire du soldat franco-israelien

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Le soldat emmene par la police militaire 

d'après divers média en français et en hébreu

L'affaire qui défraye en ce moment la chronique israélienne, est la suivante : deux terroristes ont mené une attaque au couteau le 24 mars en Cisjordanie dans la région de Hévron, blessant légèrement un soldat avant d’être abattus. Un des terroristes a été tué, l'autre blessé. C'est alors que l'incident s'est produit, un des soldats appelé sur les lieux en tant qu'infirmier pour soigner le blesse israélien, s'est retourné contre le terroriste blessé allongé par terre, et l'a achevé d'une balle dans la tête. Le soldat a été emmené par la police militaire menottes aux poings. Il s'est trouvé que des journalistes étaient là, et qu'un membre de Betselem, un organisme se déclarant prétendument défenseur des droits de l'homme et ne défendant en fait que les Palestiniens -à croire que les Israéliens ne sont pas des hommes et ne méritent pas d’être défendus- a réalisé une vidéo de la scène. La vidéo a été ensuite largement diffusée, à la télévision, comme dans les média sociaux. Betselem croyait ainsi montrer la noirceur de l’armée israélienne, qui tire sur un ennemi à terre et ouvrir un débat.

Le résultat a été strictement à l'opposé : une vague de protestations s'est ensuivie dans le public, toutes les prises de parti étant en faveur du soldat et de la nécessité de se montrer très ferme envers le terrorisme. nombres de personnes se sont indignées du fait que le soldat ait été mis en prison en attendant son jugement. 

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Manifestation en faveur d'Elor

En fait, c'est la hiérarchie militaire, le chef de l'Etat Major, la justice militaire, qui ont résolument condamné l'action du soldat, qui a agi sans ordre, qui a tiré sur un ennemi qui était rendu inoffensif. Ils ont contesté la version du soldat, comme quoi il avait tiré car il croyait que le terroriste avait une ceinture d'explosifs sur lui.

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le ministre de la défense condamne l'acte du soldat

Il s’avère maintenant que le soldat, âgé de 19 ans, s'appelle Elor et est franco-israélien. Il a fait son alyah de France seul, alors que sa famille est restée en France. Il sera peut-être inculpe d'homicide involontaire,après l'audience qui a eu lieu au tribunal militaire.

Ce qu'on peut tirer comme enseignement de cette affaire, c'est l’exaspération du public devant le terrorisme et son soutien à l'action du soldat. Il ne faut pas prendre de gants avec les terroristes, c'est ce qu'on peut entendre partout.Quant à Elor, sa famille est venue de France le soutenir.

Les attentats continuent

Attentat 

Attentat en Israël

Les attentats continuent en Israël. Ce qui au début paraissait comme l'acte de quelques personnes isolées, des "loups solitaires", comme on dit en France, fait tache d'huile et se répand un peu partout dans le pays. Jérusalem, les territoires, Tel-Aviv, puis Raanana, et maintenant plus au sud : la ville à la population mixte juive et arabe de Ramleh, le marche de la ville bédouine de Rahat, où une famille de kibboutzniks est venue faire ses courses, la ville côtière d'Ashkelon... la liste s'allonge.

Les victimes sont diverses : des soldats, des juifs religieux, ceux-là sont choisis car reconnaissables comme juifs par leur habillement, et puis énormément de femmes : une soldate de 19 ans (Jérusalem), une femme de 65 ans (Rahat), une mère de 6 enfants  (en Samarie)...

Les techniques sont diverses et demandent généralement peu de moyens : attaques au couteau de cuisine ou au poignard, voiture-bélier  (le terroriste qui a renversé un rabbin avec sa voiture de fonction de Bezeq, la compagnie nationale de téléphone, avant de descendre pour le poignarder, est resté dans les mémoires), plus des armes automatiques (le terroriste de Tel-Aviv avait pris l'arme de son père, volontaire dans la police municipale), des explosifs.

Quand aux assaillants, deux choses sont frappantes : leur jeune âge, beaucoup ont moins de 20 ans  et parmi eux il y a des moins de 15 ans, garçons comme filles. Ainsi deux filles de 13 ans à Ramleh dernièrement, à Jérusalem des enfants de 11 et 13 ans agressaient les passagers du tramway, toujours à Jérusalem des filles d'une quinzaine d’années menaçaient de leur poignard, un arabe qu'elles prenaient pour un juif...Le deuxième point, inquiétant lui aussi, est la participation d'arabes israéliens à ces attentats, avec pour résultat, une coexistence qui vole en éclat dans différents points du pays.

En ce qui concerne la participation d'enfants et d'adolescents à ces attentats, un constat s'impose : ces enfants ont été influencés par les médias sociaux, Facebook, Twitter, Youtube etc... Internet est un outil merveilleux, mais devant les dérives qui ont lieu, il va falloir le réglementer et supprimer l’accès aux sites de haine antisémites, aux sites complotistes, aux incitations à rejoindre Daesh et autres bandes terroristes, aux forums où s'expriment ouvertement des appels à la destruction d’Israël et a tuer tous les juifs. Les vidéos généreusement diffusées par Daesh où ont voit des tueries doivent être censurées.

Et pour ce qui est de la participation d'arabes israéliens, ceux qui détestent le pays ou ils vivent doivent le quitter pour le pays musulman fanatique de leur choix... entre le désordre qui règne en Syrie, en Irak, en Libye, le régime des mollah en Iran et leurs acolytes du Hezbollah au Liban, les tribus du Pakistan et d'Afghanistan, le choix est grand, et si ils préfèrent Molenbek en Belgique, Londres, ou la Seine Saint-Denis, voire l'Allemagne si accueillante de Merkel, la porte est ouverte ! On ne les retient pas.

Le terroriste arabe israélien a été abattu dans son village

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Le terroriste, la rue Dizengov maintenant et juste apres l'attentat

Ce vendredi a vu la fin d'une semaine passablement mouvementée et dramatique. Une semaine plus tôt, un vendredi après-midi, des homme armé tirait à l'arme automatique sur des personnes attablées dans un café bondé de la rue Dizengov de Tel-Aviv. Deux jeunes hommes mouraient sur le coup, on comptait 7 blessés dont deux graves, l'un touché au ventre, l'autre à la tête. Le tireur arrivait à s'enfuir avec son arme, malgré la course poursuite organisée par des passants, puis par la police. Un peu plus tard, on retrouvait à Ramat-Aviv, dans le nord de Tel-Aviv, le corps d'un chauffeur de taxi assassiné, puis un peu plus loin, son taxi abandonné. Une véritable panique s'emparait alors des habitants de Ramat-Aviv car le tireur restait invisible et imprenable malgré les forces de sécurité déployées partout, et les parents craignaient d'envoyer leurs enfants à l’école.

Très vite, le nom de l'agresseur était connu : c’était un arabe israélien originaire de la région du Wadi Arah près d'Afoulah. Le meurtre du chauffeur de taxi, arabe lui aussi et père de onze enfants était relié aux premiers meurtres. Le motif était aussi connu : le terrorisme, car l'assassin avait déjà été arrêté pour avoir tenté de voler son arme à un soldat. A l’époque, la famille avait plaidé le "déséquilibre mental"- ça ne vous rappelle rien ? tous ces crimes de "deséquilibrés" commis en Europe !

Terroriste corps

Le corps du terroriste

Par contre la disparition facile du tueur reste un mystère.

Ce vendredi, les forces de police ont retrouvé sa trace dans son village natal d'Arara, où il se cachait depuis le début et l'ont tué lors d'un échange de coups de feu. Cinq personnes ont été arrêtées et sont suspectes d'avoir aidé le terroriste dans sa fuite.

Une des victimes habitait Carmiel en Galilée et y a été enterrée.

Beaucoup de points d'interrogation restent sur l'affiliation ou non de l'assassin à un groupe terroriste, comme Daesh-état islamique.

Mais c'est la notion de coexistence entre juifs et arabes en Israël qui a pris un coup. Les forum des médias  rapportent la méfiance des Israéliens juifs par rapport aux arabes qui vivent avec eux.

 

Kountar- Justice est faite

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Fin de partie pour Kountar

C'est une page dramatique de l'histoire d’Israël qui vient enfin de trouver sa conclusion, avec l’élimination de Samir Kuntar par bombardement de sa maison dans un faubourg de Damas.

Qui était Kountar ? Pourquoi son nom  rappelait-t-il aux Israéliens une plaie toujours ouverte et deux événements liés au terrorisme ?

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L'arrestation de Kountar en 1979 et ses victimes, la famille Haran, le père, Dany et ses deux filles

En 1979, Samir Kountar, une jeune Druze libanais âgé de 16 ans, est le chef d'un commando terroriste de 4 personnes qui débarque en barque à Naharyah, tue un policier, s'introduit dans un immeuble, prend dans un appartement en otage un père avec sa fille de 4 ans pendant que la mère et une fille de 2 ans se terrent dans une soupente, et essaie de regagner la mer. Pendant l’échange de coups de feu avec la police, un policier est tué, Kountar tire sur l'otage Dany Haran et le tue, puis tue la fillette en écrasant sa tète contre une pierre. Fait prisonnier, Kountar est condamné à perpétuité. La deuxième fillette meure étouffée dans sa cachette, laissant sa mère seule survivante de la famille Haran.

Goldwasser 

C'est alors qu'un autre drame intervient. En juillet 2006, commence la deuxième guerre du Liban, avec l’enlèvement de deux soldats israéliens, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.En 2008, Kountar est libéré en échange des deux corps des 2 soldats israéliens, malgré l'opposition d'une partie de l'opinion publique israélienne.

A peine libéré, Kountar reprend ses activités terroristes cette fois-ci avec le Hezbollah, organise un commando avec de jeunes druzes du Golan syrien.Un bombardement le 20 décembre 2015 met fin enfin à ses activités et à celle d'autres membres de son réseau. La libération d'un terroriste dangereux dans le cadre d'un échange de prisonniers- morts ou vivants-, suscite, comme dans le cas de Guilad Shalit, beaucoup d'interrogations.