Moins d'un mois avant les élections

La date du 22 janvier 2013 approche, et les élections ne déclenchent pas une grande vague d’intérêt dans le public. Il faut dire qu'on lui a déjà annoncé que les jeux étaient faits, et que l'actuel Premier Ministre, Benjamin Netanyaou, conduirait le prochain gouvernement.Pas de quoi, en effet, se passionner pour une élection gagnée d'avance. Mais est-ce vraiment sûr ? Voyons la situation actuelle, suivant les sondages et les experts :

Le Premier Ministre actuel a dissous le parlement et lance des élections avant la fin normale du mandat, afin de bénéficier d'une majorité renforcée. Il a fait alliance avec un parti situé à sa droite Israel Beitenou, dirigé par l'ex-immigrant d'URSS Avigdor Liberman, ministre des Affaires Étrangères dont le franc-parler n'est pas apprécié par tout le monde. Le but :former un bloc de droite qui attirerait les votes et former une coalition sans la participation obligée des partis religieux ultra-orthodoxes, afin de pouvoir voter un budget d’austérité, de restrictions et de hausse d’impôts. Il veut les mains libres aussi pour enclencher une réforme électorale - la réforme électorale, c'est le serpent de mer israélien, on en parle toujours et on ne le voit pas, -et pour mettre en place la conscription pour les jeunes hommes ultra-orthodoxes, conscription demandée à grands cris par une grande partie de l'opinion publique.

Mais des événements imprévus ont secoué l’édifice imaginé par Benjamin Netanyaou : les attaques de missiles à partir de Gaza atteignant jusqu'aux grandes villes israéliennes , le vote de l'ONU en faveur du rôle d'observateur non-membre pour la Palestine, tout cela a entrainé le mécontentement d'une partie de l’électorat de droite qui a glissé vers le pari d’extrême-droite Habayit hayehoudi, lequel est crédité selon les sondages d'un bond du nombre de ses sièges.

D'autre part, le pari du premier Ministre,a perdu des voix d’électeurs modérés qui n’apprécient pas l'alliance avec Avigdor Lieberman et jugent maintenant le parti trop à droite.

Et les autres formations ? Les partis du centre et de la gauche forment un méli-mélo peu ragoûtant pour l’électeur, et se sont montrés incapables de s'allier pour former un groupe cohérent. On compte au moins quatre partis : le parti du centre Kadima qui a perdu beaucoup d'intentions de vote, le parti Tnouah formé avec des transfuges de Kadima par Tsipi Livni,ex-ministre des Affaires Étrangères, le nouveau parti anti religieux de Yair Lapid, et enfin  Avoda, le vieux parti travailliste auquel Shelly Yehimovitz essaie d'insuffler une nouvelle jeunesse.On ne vous parlera pas des candidats transfuges qui changent de partis comme on change de chemise, pour ne pas vous embrouiller encore plus.

Pour le reste, toujours les mêmes partis religieux ultra-orthodoxes, les mêmes partis arabes, le même parti d’extrême gauche Meretz,les mêmes partis totalement inconnus-il y a 34 partis en tout !- qui se présentent pour la première et aussi, il y a fort a parier, pour la dernière fois comme le parti des "pirates'. Une innovation tout de même : le nouveau parti forme par le rabbin Haim Amsallem, qui veut donner une vision moderniste et éclairée du milieu ultra-orthodoxe. Nous y reviendrons.

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