Ajami n'a pas eu l'Oscar

Le film israélien Ajami, qui avait été retenu dans une sélection de 10 films candidats pour l'Oscar du meilleur film étranger 2009, n'a finalement pas eu l'Oscar.

 

 Qu'importe ! Ce sera pour la prochaine fois a-t-on envie de dire. En effet Ajami a reçu d'autres prix internationaux, comme une mention spéciale  Caméra d'or au Festival de Cannes. Les films israéliens, ces derniers temps, décrochent de nombreux prix.

 Ajami fait penser à "La haine" de Mathieu Kassovitz pour son côté " personnages dont le seul tort est de ne pas habiter le bon quartier", et qu'attend un destin inéluctable. Le film est israélien, mais le destin est grec, comme dans les tragédies antiques. Impossible de sortir du quartier où règne la violence, comme le rêvent la mère d'Omar ou Benji, même si c'est pour habiter à 5 minutes de là, à Neve Tsedek . Les amours sont condamnées elles aussi, quand les amoureux n'appartiennent pas à la même communauté. 

Le film est un peu difficile à comprendre au debut ; il est composé en plusieurs parties, montrant non seulement un héros different, mais relatant la même histoire vue d'un angle différent, avec des retours en arrière où un personnage, mort à la fin de la partie précédente, revit, et où son histoire est réexpliquée.

Ajami

Les acteurs ne sont pas professionnels, ce qui donne au film un côté plus documentaire, avec des gens qu'on peut voir dans la rue, et qui n'ont pas des silhouettes de magazines de mode. Une grande partie du film est parlée en arabe, et malgé tout cela on se laisse prendre à cette histoire de vendetta, de mort accidentelle, de trafic de drogue dans le quartier d'Ajami à Yaffo (Jaffa).

Vous pourrez trouver une interview de Yaron Shani et Skander Kopti, les deux réalisateurs du film, traduite en francais sur Allociné, ici

Et pourtant, il a fallu que l'un des deux réalisateurs du film, le chrétien Scander Kopti, aille tout gâcher, en déclarant sur la chaine 2 israélienne qu'il ne représentait pas Israël. Du coup, cela a refroidi les plus fervents supporters du film, et montre l'ambigüité de certains citoyens israéliens qui ne savent pas trop de quel côté ils se trouvent.

 

 

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