Chansons du folklore israelien

Texte réalisé avec l'aide du site de Wikipedia en hébreu הזמר העברי

Vous pouvez stopper la musique qui vient du juke box situé tout en bas de la page.

La musique populaire israélienne est à la fois une création consciente des premiers pionniers qui voulaient créer une culture originale pour un pays neuf, et le résultat de plusieurs décennies de chansons à succès passées dans le réservoir commun de la mémoire collective.

Les débuts datent des années 20  du siècle passé. L'inspiration vient des airs populaires russes, des refrains hassidiques (courant religieux né au 18ème siècle en Europe de l’Est), des pyoutim (chants de synagogue), mêlés à la musique orientale entendue dans les villages arabes du pays ou connue depuis leur enfance par les immigrants d'origine orientale.

Les compositeurs placent leurs airs sur des textes bibliques, des poèmes de Nathan Alterman, Léa Goldberg, Rachel, Avraham Schlonski.

Ils enseignent et font circuler leurs chansons grâce aux soirées où les pionniers se rassemblent et chantent en choeur "chira betsibour"

Citons Emmanuel Amiran avec "Shavtem maim" (vous avez puisé l'eau), Yedidah Admon avec "Ets  harimon" (le grenadier) et  "ou Moshe hicah beselah" (et Moïse frappa le rocher).Ces trois chansons ont leur inspiration dans la Bible.

Yehouda Sharet, quant à lui, a mis en musique des poèmes de la poétesse Rachel "ve oulai lo ayou hadvarim meolam" (peut-être ces choses n'ont-elles jamais eu lieu).

 

Esther Ofarim chante Rachel

 

David Zehavi mit en musique le poème de Hana Senesh " Eli, Eli, she lo ygamer laolam..." (Mon Dieu, Mon Dieu, que ne se termine jamais...)

 

Hanah Senes Eli, Eli

 

Matatyahou Shalem écrivit et composa la musique de chansons de bergers, pour son kibboutz Ramat Yohanan. Parmi les plus connues, on note "shibolet basadeh" (L'épi de blé dans le champ).

 

Shibolet basadeh Ouzi Meiri

 

Les chansons de bergers, célébrant la faune et la flore du pays retrouvé, sont une constante de cette époque. Elles traduisent la volonté de s'enraciner, de créer un juif nouveau grâce à la pratique de l'agriculture et des travaux manuels.

Une rareté : "Erev shel shoshanim" (Un soir de roses), une de ces chansons douces, chantée par Mike Brant et Nana Mouskouri !

 

Mike Brant Erev shel shoshanim

 

Les théâtres populaires satiriques ont créé des chansons, c'est ainsi que Moshe Vilensky et le poète Nathan Alterman ont écrit pour le théâtre "Calaniot" (Anémones), devenu un succès quand il a été chanté par Shoshana Damari.

Les chorales militaires existèrent avant l'indépendance de l'Etat. Tchizbatron était la troupe de divertissement du Palmah (l'ancêtre de l'armée), et avait été fondée par Haim Hefer,à l'époque de la guerre d'Indépendance.Il écrivit des chansons nostalgiques comme "Hen hefshar" (Il est possible), et "Hareout" (l'amitié).

 

 

On voit ainsi apparaître les thèmes de la fraternité des combattants. Les soldats du Palmah avaient l'habitude de chanter autour d'un feu de camp, d'où des chansons sur ce sujet comme "Hafindjan" (la cafetière).

 

Ha findjan

 

Pendant la guerre d'Indépendance, en 1948, deux chanteuses à succès, Shoshanah Damari et Yaffa Yarkoni, immortalisèrent des airs comme "Batsheva" pour la première, et "Haamini, yom yavo" (Crois-moi, un jour viendra) pour la seconde.

 

Yaffa Yarkoni chante Bab el ouad

 

Yaffa Yarkoni chante sur la vidéo ci-dessus "Bab El Ouad",une autre chanson de la guerre d'Indépendance.

 

Après l'Indépendance, dans les années 50 et 60,on est dans une période patriotique et on chante des airs patriotiques; on célèbre la fraternité des combattants et on déplore les malheurs ,de la guerre.

Le nombres de ceux qui écrivent des chansons et de ceux qui les mettent en musique augmente avec, Moshe Vilensky, Sacha Argov, et plus tard Naaomi Shemer, Yoram Taherlev, Rachel Shapira, Nathan Yonathan Ouzi Hitman, Doubi Zeltser,Yair Rozenblum.

 

Ouzy Hitman

Ici Ouzi Hitman chante Elohim sheli.

Yair Rozenblum mit en musique "Be simla adouma" (Avec une robe rouge). Vous retrouverez cet air chanté par la chorale militaire du Nahal  (Lehakat hanahal) ici. Il composa aussi la musique de "Chir lachalom" (chanson pour la paix, que le Premier Ministre Rabin chanta dans un meeting avant d'être assassiné en 1995) et de "Maevarekh" (qui bénirai-je).

 

Shir lashalom

Ici Miri Aloni chante "Chir lashalom" et ci-dessous, un choeur de l'armée chante "Ma evarekh" La première chanson est une aspiration à la paix, la seconde raconte l'histoire d'un enfant à qui les anges ont donné tous les dons, sauf celui d'une vie longue, car il mourra à la guerre.

 

MA EVAREKH PAR LEHAKAT PIKOUD HAYAM

 

Naomi Shemer écrivit des chansons et en composa les airs pendant plus de 20 ans. Ainsi "Yeroushalaim shel Zahav" (Jérusalem d'or) devint le symbole de la guerre des 6 jours. Elle reconnut avant de mourir que la mélodie avait été" influencée par une berceuse basque... "Houkhchat ha eukalyptus" (Le bosquet d'Eucalyptus) est aussi une très belle chanson.

Ci-dessous, dans le juke-box, quelques chansons et musiques populaires  citées plus haut, comme "Ets Harimon, Hen hefshar", "Calaniot", "Yeroushaim shel zahav ", "Houkhshat haeukaliptus"et quelques autres. "El guinat egoz " (vers le jardin des noyers) est l'exemple d'un verset de la Bible devenu chant populaire.

 


Découvrez Ofra Haza!

 

 

 

 

 

 

 


Commentaire (0)

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire
Vous

Votre message

Plus de smileys

Champ de sécurité

Veuillez recopier les caractères de l'image :

Dernière mise à jour de cette page le 05/07/2009