Le mardi 12 février, les habitants juifs du nord d'Israel se sont levés pour affronter une journée difficile.
Déjà dans la nuit, certains avaient été réveilles par les secousses du mini tremblement de terre (force 4 sur l'échelle de Richter) dont l'épicentre était à Tyr au Liban (rien que des bonnes choses qui viennent du Liban !).
Ensuite, après avoir avoir affronté les prévisions météo sur une nouvelle vague de froid, entendu les préparatifs de la grève et de la marche contre la suppression des réductions d'impôts, ils pouvaient croire que c'était suffisant pour la journée.
Eh bien non. Le ministre de l'Intérieur, Meir Chetrit - oui, celui-la même qui a fait une déclaration tonitruante sur les quartiers de Gaza qui fallait raser-en visite dans la ville arabe d'Oumm El Faham, faisait une déclaration étonnante à ses interlocuteurs : ' J'aspire à la création d'une ville arabe nouvelle en Galilée. J'encourage ce projet. L'objectif est une ville moderne où tout jeune couple pourra acheter une maison et y habiter comme dans toute ville moderne ailleurs dans le monde."
Shétrit souhaite que le projet soit présenté à l'approbation du gouvernement avant la fin de l'année 2008.
Tout ceci n'est pour l'instant que paroles, et le restera probablement. Mais cette déclaration n'intervient pas à un bon moment. Les villages ou petites villes arabes ou druzes rejettent tout habitant juif -exemple Pékiin-, tandis que leurs habitants exigent un droit de résidence dans toutes les localités juives. La création d'une ville dont on sait à l'avance qu'elle rejetera tout résident juif n'a rien donc pour susciter l'enthousiasme des habitants juifs de la région.
A quand la réciprocité dans les rapports compliqués de coexistence dans la région ?
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